Emmanuel Godo - Ecrivain et essayiste - Bienvenue sur le site officiel d'Emmanuel Godo

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Les partenaires ? Des alliés substantiels, comme dirait René Char. Des êtres qui m’ouvrent à une autre contemporanéité et me donnent la preuve sensible que la vie de l’esprit n’est pas un vain mot.

 

Henri Guérin. Peintre verrier (1929-2009). Notre rencontre est un des moments les plus heureux de ma vie. Sa « patience de la main », nourrie de poésie et de contemplation, faite de simplicité et de profondeur, rappelle à une époque gonflée de vanité qu’il n’y a pas de création digne de ce nom sans probité. Je lui dédie mon édition du Génie de christianisme de Chateaubriand (collection de l’Abeille, Cerf, 2011) : « En mémoire de Henri Guérin, peintre d’une lumière qui ne craint pas l’ombre et qui ose travailler l’espérance contre les sirènes désenchantées ».

 

Serge Wellens. Poète (1927-2010). Et Annie Wellens, libraire, écrivain, éditrice. Comment dissocier ces deux noms qui me sont également chers ? Les mots, le rire, l’écoute intérieure. Quand Serge nous quitte, en 2010, j’écris ces quelques mots publiés par La Croix : Un poète est mort, que sa parole vive !

 

 

 

André Boubounelle. Peintre. Lors de notre première conversation, cette définition de l’artiste, à la justesse foudroyante : un contemplatif qui incarne sa contemplation. Dans les toiles d’André, le paysage réinvente son rapport à l’horizon, le réel s’oriente vers son envers, nous ramène paisiblement, vers une intériorité qu’il nous laisse absolument libre de peupler à notre guise. Sans jamais cesser d’être le visible, il nous fait battre à l’unisson de l’invisible.

 

Sylvie Germain. Écrivain. Une rencontre à Bordeaux. Des échanges épistolaires. Une grande présence dans ma vie : sa « pleurante des rues de Prague » qui a rejoint depuis longtemps la galerie des ombres pathétiques qui me sont les plus chères : celles du vice-consul, du professeur Unrat, de Dussardier… Son soutien a été essentiel pour la publication d’Un prince.

 

 

Louis Monier. Photographe. La première fois que nous nous rencontrons, au Salon du Livre de Chaumont-en-Vexin, Louis me dit que la photographie, pour lui, est le prolongement naturel de la conversation. C’est sans doute pour cela que ses portraits d’écrivains ou de philosophes nous paraissent si proches, à portée de parole.

Colette Nys-Mazure. Poétesse, écrivain. Une voix, une attention à ce qui bruisse, là, à deux pas. Une bienveillance. Nous nous rencontrons à Lille, participons ensemble aux conférences du Centre Culturel Vauban. Sans elle, Un prince n’aurait pu voir le jour. Elle en a été l’infatigable ambassadrice auprès de Marcd Leboucher des éditions Desclée de Brouwer.

 

 

Jean-Pierre Lemaire. Poète. Sa poésie m’accompagne depuis des années. Elle maintient le monde à hauteur d’homme. Son soutien a été décisif pour la publication d’Un prince. Nous sommes en lien épistolaire dans une sorte d’étrange fidélité invisible.

Isabelle Raviolo. Philosophe, poétesse. Sa réflexion, nourrie de la pensée mystique de maître Eckhart, est centrée autour de la notion d’Incréé. Elle dirige la revue de poésie et de réflexion Thauma, hospitalière et exigeante.

Alain Marc. Écrivain, poète, « voyageur de la littérature ». Rencontré à Chaumont-en-Vexin. M’a fait voir la littérature sous l’angle du cri. Bataille, Calaferte, Noël, Artaud… sont quelques-unes de nos contrées communes, rétives aux cartographies. Il faut lire à tout prix son Écrire le cri (éditions de L’Écarlate, 2000).

Dominique Quélen. Poète. J’ai une très grande admiration pour la rigueur de son écriture. J’aime tout particulièrement son recueil Sports (Apogée, 2005). J’y entends une obstination, un « increvable désir » – comme dit Badiou des héros de Beckett -, une sorte de rayonnement de l’ombre, d’éthique d’une probité absolue qui serait capable de faire la nique au désastre sans adjuvant éthéré.

 

 

Christophe Henning et l’association des écrivains croyants qu’il préside m’ont amicalement accueilli lors de la parution d’Un prince.

Xavier Boissel. Essayiste, romancier. Autopsie des ombres (Inculte, 2013) est un roman d’une rare puissance. Xavier Boissel scrute un certain désenchantement contemporain mais avec une écriture qui non seulement ne se laisse pas atteindre par la désillusion ici régnante mais lui oppose un principe d’inattaquable grandeur. Une écriture qui tient, qui est à la hauteur, fait entendre ce qu’il y a de noble dans toute tragédie vécue les yeux ouverts. De loin le meilleur roman français que j’ai lu depuis bien longtemps.